Alors, c’est très simple. Alexander Zverev, numéro 2 mondial, a battu Cameron Norrie 7-6(1), 6-4 jeudi à Pékin. Troisième victoire contre lui cette saison, après l’Open d’Australie et Cincinnati. Ça, je l’avais dit dès janvier. Enfin, j’avais dit Zverev. Norrie, c’était sous-entendu.
Mais le vrai sujet, c’est la conférence de presse. Zverev ne veut pas que les Grands Chelems passent au meilleur des trois sets. « Les Grands Chelems sont les tournois les plus difficiles à gagner précisément parce que nous y jouons au meilleur des cinq sets », a-t-il déclaré, selon Tennis Actu. Il ajoute que l’Open d’Australie et l’US Open ont fait des audiences records cette année. Et il ne connaît « aucun joueur qui aimerait jouer au meilleur des trois sets ».
C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas. Au Léopold, en interclubs, je l’ai encore expliqué dimanche à mon équipe : le cinquième set, c’est là qu’on voit l’homme. Ils m’ont rappelé qu’on joue en deux sets et un super tie-break. Détail.
Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, je perds les deux premiers sets. Si on jouait en trois, je rentrais à l’hôtel. On jouait en cinq. Je gagne le troisième. Enfin, j’en gagne un. Le contexte était différent, il y avait du vent.
Zverev a aussi glissé un mot sur Novak Djokovic, favorable à un changement de format. Je ne prends pas parti, je suis consultant. Je constate que dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, celui qui veut raccourcir les matchs n’est pas celui qui les gagne en cinq.
Jean-Pol, à Kitzbühel tu as joué en trois sets, c’est toi qui me l’as dit en mars.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. En mars, je parlais d’un autre Kitzbühel, hein. Zverev affronte maintenant le Chinois Juncheng Shang pour une place en quarts.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



