La conférence de presse d’avant tournoi, à Pékin, portait sur l’impact des réseaux sociaux sur la carrière d’un joueur. Le journaliste a évoqué les jugements très sévères portés sur ceux qui publient beaucoup, surtout après de mauvais résultats sur le court. We Love Tennis note qu’Aryna Sabalenka se montre très active sur les réseaux depuis quelque temps.
Elle a répondu : « Les gens se disent : « Bon, elle est sur les réseaux sociaux, donc elle ne s’entraîne pas. » En réalité, on y passe, je ne sais pas, 30 minutes par jour. Je ne vois pas en quoi ça peut être une source de distraction. » Et elle a conclu que si l’on aime partager sa vie, il faut le faire, car les gens jugent de toute façon.
Maxime, notre stagiaire, a pris la phrase comme une enquête ouverte.
Question bête, mais qui a décidé qu’un joueur sur son téléphone ne s’entraîne pas ? J’ai demandé à la rédaction. Quelqu’un m’a dit que le tennis exige une concentration totale, c’est pour ça que le public se tait pendant les points. D’accord. Mais pendant ce temps-là, le public, lui, est sur son téléphone. Donc la concentration totale, c’est seulement sur le court, et seulement pour celui qui tient la raquette ? J’ai chronométré trente minutes dans le train de 7 h 32. On arrive à peine à Ottignies, et j’avais juste lu les commentaires sous une photo de raquette. Les commentaires disaient tous qu’elle aurait dû s’entraîner. La photo, c’était un entraînement. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait ce qu’il faut publier pour que les gens soient d’accord. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Aryna Sabalenka, elle, a tranché avant lui : « C’est comme si on n’était jamais assez bien aux yeux des autres. Je me dis : pourquoi est‐ce que je m’en soucierais ? Je m’en fiche complètement (sourit). »
Maxime a noté la phrase dans son carnet, en dessous de « pourquoi 15-30-40 ». Il n’a toujours pas de réponse aux deux.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.





