En conférence de presse d’avant tournoi, un journaliste a évoqué les jugements très sévères portés sur les joueurs actifs sur les réseaux sociaux, surtout quand ils perdent. Selon We Love Tennis, Aryna Sabalenka y est très active depuis quelque temps.
Sa réponse est venue en deux temps. D’abord le chiffre : les joueurs y passent, selon elle, environ 30 minutes par jour, et elle ne voit pas en quoi cela distrait. Ensuite le principe : les gens jugent en fonction de leurs propres sentiments, cela n’a rien à voir avec les joueurs. « C’est comme si on n’était jamais assez bien aux yeux des autres. Je me dis : pourquoi est‐ce que je m’en soucierais ? Je m’en fiche complètement (sourit). »
Elle en tire une règle simple : si l’on aime partager sa vie, il faut le faire, puisque les gens jugent de toute façon.
Jean-Pol Vandenbroeck, consultant qu’aucun plateau n’appelle, a lu la dépêche avec l’air de quelqu’un qu’on plagie.
Alors, c’est très simple. Ne pas se soucier du regard des autres, je l’applique depuis des années, on ne m’écoute pas. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’avais un public contre moi, tout le court, et je n’ai pas regardé une seule fois vers les tribunes. Enfin, une fois, au changement de côté, mais pour vérifier le score. Trente minutes par jour, c’est bien, hein, mais c’est trop. Nonante pour cent de mes idées me viennent sans téléphone, et je suis gentil. Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas publier. Je précise : il faut publier, mais moins, et plus souvent. Ça va ?
Jean-Pol a ensuite ouvert un compte pour partager son analyse. Il y a passé trente minutes. Il cherche encore son mot de passe.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.


