L’actu avec un peu d’effet

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Sabalenka ne voit pas où les réseaux distraient, Maxime cherche aussi

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef « Publier moins et plus souvent » est une belle perle, mais le « c'est trop » adressé à Sabalenka la sermonne un peu.

Sabalenka se fiche des jugements sur les réseaux, Jean-Pol juge qu’il l’avait dit

Aryna Sabalenka, de retour au WTA 1000 de Pékin deux semaines après sa défaite en finale de l’US Open face à Elena Rybakina, a été interrogée sur les critiques visant les joueurs actifs sur les réseaux sociaux. Elle dit ne pas s’en soucier.

Maxime, dans le train, chronomètre en main, regarde sur son téléphone une photo de raquette couverte de bulles de commentaires.

En conférence de presse d’avant tournoi, un journaliste a évoqué les jugements très sévères portés sur les joueurs actifs sur les réseaux sociaux, surtout quand ils perdent. Selon We Love Tennis, Aryna Sabalenka y est très active depuis quelque temps.

Sa réponse est venue en deux temps. D’abord le chiffre : les joueurs y passent, selon elle, environ 30 minutes par jour, et elle ne voit pas en quoi cela distrait. Ensuite le principe : les gens jugent en fonction de leurs propres sentiments, cela n’a rien à voir avec les joueurs. « C’est comme si on n’était jamais assez bien aux yeux des autres. Je me dis : pourquoi est‐ce que je m’en soucierais ? Je m’en fiche complètement (sourit). »

Elle en tire une règle simple : si l’on aime partager sa vie, il faut le faire, puisque les gens jugent de toute façon.

Jean-Pol Vandenbroeck, consultant qu’aucun plateau n’appelle, a lu la dépêche avec l’air de quelqu’un qu’on plagie.

Alors, c’est très simple. Ne pas se soucier du regard des autres, je l’applique depuis des années, on ne m’écoute pas. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’avais un public contre moi, tout le court, et je n’ai pas regardé une seule fois vers les tribunes. Enfin, une fois, au changement de côté, mais pour vérifier le score. Trente minutes par jour, c’est bien, hein, mais c’est trop. Nonante pour cent de mes idées me viennent sans téléphone, et je suis gentil. Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas publier. Je précise : il faut publier, mais moins, et plus souvent. Ça va ?

Jean-Pol Vandenbroeck · le consultant, personnage fictif

Jean-Pol a ensuite ouvert un compte pour partager son analyse. Il y a passé trente minutes. Il cherche encore son mot de passe.

Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « Maxime transforme la phrase de Sabalenka en enquête naïve sur les codes du silence et des commentaires, sans jamais la contredire : elle peut partager sans hésiter. A et C tiennent, mais rient moins franchement. »

MaximeLe Stagiaire

Sabalenka ne voit pas où les réseaux distraient, Maxime cherche aussi

Au WTA 1000 de Pékin, où elle fait son retour deux semaines après sa finale perdue à l'US Open contre Elena Rybakina, Aryna Sabalenka a répondu à une question sur les réseaux sociaux. Selon elle, les gens jugent en fonction de leurs propres sentiments, et cela n'a rien à voir avec les joueurs.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 5/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le public silencieux mais sur son téléphone et la photo d'entraînement commentée « elle aurait dû s'entraîner » : du candide pur qui donne raison à la joueuse ; la photo gagnerait à ne pas pouvoir passer pour un vrai post de Sabalenka.