Dimitrov n’a pas annoncé qu’il arrêtait. Il a dit qu’une partie de lui était déjà partie.
« Je partage tout à fait le sentiment de Novak. Une partie de moi a quitté le tennis lorsque Rafa et Roger ont pris leur retraite », a-t-il dit à SpilXperten. Il situe la difficulté dans l’époque elle-même : « Il ne s’agissait pas seulement de les talonner, mais de prendre le relais et de dominer les trois joueurs les plus redoutables de tous les temps. » Et il ajoute que ce sentiment est « difficile à retrouver aujourd’hui, à mon âge, et c’est vraiment dommage ».
Il raconte aussi avoir eu une conversation avec Novak Djokovic, au cours de laquelle les deux ont évoqué les défis et les obstacles de cette période.
Alors, c’est très simple : cette génération-là, je l’avais dit dès janvier, elle est tombée au mauvais moment. Nonante pour cent d’entre eux gagnent trois grands titres dans une autre décennie, et je suis gentil. Moi, à Kitzbühel en 92, je joue un futur top 10 : c’est le même problème, en plus petit et avec moins de caméras. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que je disais quand je les trouvais tendres. Je précise, hein.
Dimitrov a gagné le Masters en 2017. Il est cette semaine à Hillerød pour disputer le deuxième tour de la Coupe Davis contre le Danemark, c’est-à-dire pour jouer au tennis pendant qu’il explique qu’il s’en détache.
Qu’on soit clair : je ne dis pas que Federer et Nadal me manquent. Je dis qu’ils manquent aux autres. Nuance. Moi j’ai continué à regarder, moi. On ne m’appelle jamais pour le dire, mais j’ai continué.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




