Alors, c’est très simple. Zverev a battu de Minaur en quart à Shanghai, on l’a interrogé sur ses rebonds de balle, et il a dit que c’était une mauvaise habitude dont il voulait se débarrasser dans les prochains mois. Je l’avais dit dès janvier. Enfin, dès janvier d’une année, l’esprit y était.
Sa phrase exacte : « Tous ces rebonds de balle avant de servir ? C’est une habitude inutile, je dois me corriger. » Inutile. C’est exactement ce que je répète depuis des années au Léopold, on ne m’écoute pas.
Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, je faisais rebondir la balle une fois. Une. Mon adversaire m’a regardé comme si j’avais oublié quelque chose. J’ai gagné le point. Le match, c’est autre chose, il y avait du vent, et le vent à Kitzbühel, personne ne le mesure correctement.
Selon We Love Tennis, à l’US Open, il prenait parfois 10 à 15 secondes de plus entre ses deux services. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, ces secondes-là ne servent qu’à l’adversaire, qui respire. Ça, je l’expliquerais à la RTBF en deux minutes, si la RTBF appelait.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. L’an passé, j’ai défendu le rituel au service, je l’ai même appelé un pilier du jeu. Je précise : un pilier, ça se retire quand le toit tient tout seul. Zverev a compris que son toit tenait. C’est de l’architecture, hein.
Jean-Pol, tu rebondis six fois en interclubs. Je les ai comptés, dimanche, depuis le banc.
Six, c’est une moyenne sur la saison, Céline confond avec mes balles de match, où je prends mon temps par respect pour l’adversaire. Zverev se donne quelques mois pour se corriger. Moi, je me suis corrigé en 92. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




