Zverev a battu de Minaur en quart à Shanghai, et la question d’après-match, c’était ses rebonds avant de servir. Il a répondu : « C’est une habitude inutile, je dois me corriger. » J’ai lu ça lundi, mon essuie encore sur la chaise, et j’ai posé ma farde.
Parce que les rebonds, je travaille dessus. Mon schéma au service, c’est quatre rebonds, je regarde la zone, j’expire, je lance. Le rebond, c’est là que je décide de mes intentions. Sans lui, je sers sans projet, et sans projet en brique pilée, on fait double faute.
Selon We Love Tennis, à l’US Open, il prenait parfois 10 à 15 secondes supplémentaires entre ses deux services. Moi aussi je prends ces secondes-là. Pas pour les mêmes raisons, mais je les prends. Sur le terrain 4, avec le néon qui clignote, il faut attendre qu’il se rallume pour voir la balle retomber. Ces secondes-là, chez moi, c’est de la gestion d’éclairage.
Il a ajouté : « Si ce que je fais peut déconcentrer quelqu’un, je ne veux pas continuer comme ça. » C’est très élégant. Mon adversaire de dimanche, elle, je ne suis pas sûre que la déconcentrer soit un problème. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte : on joue aussi sur la patience de l’autre.
Question bête, mais tu as gagné, dimanche ?
Le cordage était trop tendu, Maxime. Ce n’est pas la question.
Techniquement, arrêter les rebonds, je sais le faire. J’ai essayé au mardi soir, une fois. Le premier service est rentré. Le second, je l’ai frappé avant d’être prête. À deux entraînements près, hein, j’aurais pu me corriger aussi. Zverev se donne quelques mois. Moi ma saison commence vraiment en mai, je garde mes quatre rebonds jusque-là.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




