Alors, c’est très simple. Un journaliste a demandé à Alexander Zverev, en conférence de presse d’avant-tournoi au Rolex Paris Masters, si la génération de Medvedev et Tsitsipas revenait enfin sur le devant de la scène. Réponse de Zverev : « Je pense que Daniil n’est jamais parti. » Je l’avais dit dès janvier. Enfin, je l’ai dit en janvier d’une autre année, mais l’esprit y était.
Il a ajouté que Medvedev avait eu une saison un peu moins bonne l’année dernière, terminée, je cite sa mémoire, « quoi, 9e ou 10e mondial ? ». Il ne sait plus. Moi, je sais. Enfin, je sais que c’est l’un des deux, ce qui fait cinquante pour cent de chances d’avoir raison, et je suis gentil.
Zverev dit que Medvedev est de nouveau dans le top 5 et qu’il va y rester. Il a aussi déclaré : « Je pense qu’il faut faire attention quand on dit que des joueurs ont baissé de niveau ou qu’ils sont en perte de vitesse, ou quelque chose comme ça, parce que je crois qu’on a oublié à quel point Daniil est réellement un excellent joueur de tennis et quels résultats il est capable d’obtenir. » C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas. On dit de moi aussi que j’ai baissé. Moi, à Kitzbühel, en 92, je n’avais pas baissé, j’avais changé de contexte.
Pour Tsitsipas, Zverev estime qu’il a eu un peu plus de problèmes mais qu’il est capable de jouer un excellent tennis. Joli compliment, mais il manque le revers à une main dans l’analyse. Le seul vrai revers, hein. Et Tsitsipas en a un.
Jean-Pol, en janvier, tu nous as dit à la buvette que Medvedev était fini. J’ai encore le ticket du cornet de frites.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. Fini, au sens de terminé de se reposer. Zverev voit Medvedev réaliser de grandes choses dans les quatre ou cinq prochaines années. Moi je disais cinq. Ou quatre. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



