Zheng Qinwen a affronté Anna Kalinskaya samedi au deuxième tour du WTA 1000 de Pékin, devant un public entièrement pour elle. Elle a mené 5-3 dans le premier set, puis perdu le tie-break. Pendant ce tie-break, avant de servir, elle s’est retournée deux fois vers les tribunes : « Arrêtez de crier. »
Je vais être très technique. Le service, c’est une routine. Zone, intention, lancer. Si quelque chose bouge dans ton champ de vision au moment du lancer, ton schéma explose. Elle a dit après le match qu’elle avait du mal à gérer ses émotions quand elle voyait des mouvements dans les tribunes : « C’est mon problème, c’est mon problème. » Moi, ce problème, je l’ai tous les dimanches à dix heures. Sur le terrain 4, la tribune, c’est la vitre de la buvette. Un monsieur qui passe avec un plateau, et mon lancer part dans le néon.
L’arbitre a demandé au public de ne plus se déplacer pendant les points. Des supporters ont eux-mêmes demandé le silence à d’autres spectateurs entre les échanges. Ça, je ne l’ai jamais obtenu. Chez nous, quand je demande le silence, c’est l’équipe adverse qui l’applique, et seulement pendant mes doubles fautes.
Après, elle s’est reprise : 6-4 au deuxième, 3-0 au troisième, et Kalinskaya a abandonné après 2h22. Le retour après un set perdu sur un tie-break, techniquement, je le fais. Avec moins de 2h22. Et sans abandon d’en face. Mais je le fais.
À Kitzbühel, en 92, on ne bougeait pas dans les tribunes. Il n’y avait personne, remarque.
Le détail qui m’a eue : en partant, dans le vent et le frais, elle a dit en chinois aux spectateurs de ne pas prendre froid. Moi je dis ça à ma partenaire de double, en lui passant mon essuie. Zheng, 54e mondiale, joue Marie Bouzkova au troisième tour.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



