Le jeune Vacherot est revenu à Shanghai pour défendre son titre. On lui a montré une statue de lui, en terre cuite. C’est l’habitude là-bas, chaque vainqueur a la sienne.
L’an dernier, il était 204e. Il est sorti des qualifications, il a éliminé Novak Djokovic, et il a battu son cousin Arthur Rinderknech en finale. Un cousin en finale. Chez nous, on aurait laissé le dernier morceau de tarte au riz à celui qui avait perdu, et on n’en aurait plus parlé avant Noël.
La terre cuite, je connais. Ma tante avait sur son buffet un petit berger en terre, offert pour un anniversaire. Elle l’époussetait le samedi, avec un essuie, pendant le whist des autres. Il est resté quarante ans à la même place. Personne n’a jamais su qui il représentait. Au moins, lui, on savait que c’était un berger.
Ici, on sait que c’est Vacherot. C’est mieux. Il revient pour la conserver, son titre, et je lui souhaite que quelqu’un ait pensé au chiffon.
Celui qui a eu l’idée des statues aura sûrement un buffet assez grand.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



