Valentin Vacherot est 14e mondial et il a dit à Eurosport : « Je sais très bien que je vais redescendre au classement, je m’y suis préparé. » J’ai lu ça sur le banc, essuie sur les genoux, pendant que le GSM vibrait pour me rappeler l’entraînement du mardi. Il s’est préparé à descendre. Moi, je me prépare à monter depuis un temps que j’appelle transitoire.
Le contexte : il a gagné le Masters 1000 de Shanghai l’an dernier en battant en finale son cousin Arthur Rinderknech. Il y revient, du 7 au 18 octobre, et il va tenter de sauver le plus de points possible. Une finale contre un cousin, au passage. Mon cousin, je l’ai joué une fois en double mixte familial, et on ne se parle plus de tennis depuis.
Ce qui m’intéresse, c’est le travail. Il en a parlé avec son coach Benjamin Balleret et sa coach mentale Isabelle Inchauspé. « C’est un travail en amont », a-t-il dit. Voilà. Les intentions, les schémas, la zone. Moi aussi j’ai une préparation mentale : je regarde le néon du terrain 4 en respirant. À deux entraînements près, hein, c’est la même démarche.
Il a une phrase que je vais recopier dans ma farde : « Je vais me dire que chaque point marqué ici, ce sera pour l’année prochaine, pour d’autres moments. » C’est exactement ma philosophie de septembre. Chaque jeu gagné en automne, c’est pour la saison suivante, puisque ma saison commence vraiment en mai.
Question bête, mais si tu ne descends pas, Céline, c’est que tu as défendu tes points ?
Je n’ai pas répondu. Il dit que c’est la première fois qu’il revient sur un lieu après un aussi gros titre. Moi, je retourne chaque dimanche sur le terrain où j’ai été C15.5. Ça ne m’aide pas non plus.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




