Alors, c’est très simple. Valentin Vacherot a gagné Shanghai l’an dernier en battant son cousin Arthur Rinderknech en finale, il y revient du 7 au 18 octobre, et il a dit à Eurosport : « Je sais très bien que je vais redescendre au classement, je m’y suis préparé. » Un joueur qui annonce sa propre descente. Au micro. Avant même le premier match.
Je l’avais dit dès janvier : la lucidité, c’est l’avenir du circuit. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit en février, quand je réclamais de l’ambition. Je précise. On peut être ambitieux et lucide. Moi, je suis les deux, dans des proportions variables selon la saison.
Il a travaillé ça avec Benjamin Balleret, son coach, et Isabelle Inchauspé, sa coach mentale. C’est un travail en amont, dit-il. Très bien, mais moi, à Kitzbühel, en 92, je n’avais pas de coach mentale. J’avais ma raquette et un pistolet au jambon dans le sac. Et je n’ai jamais reculé au classement belge. Les archives disent le contraire, je sais. Les archives de l’époque étaient tenues à la main, hein.
Ce qui me plaît, c’est sa phrase sur les points : « Je vais me dire que chaque point marqué ici, ce sera pour l’année prochaine, pour d’autres moments. » C’est exactement ce que je répète depuis des années aux gars du Léopold en interclubs : un point perdu aujourd’hui, c’est de l’expérience pour plus tard. Ils ne m’écoutent pas, mais nonante pour cent d’entre eux finissent par me donner raison, et je suis gentil.
Mon mari, paix à son âme, disait aussi qu’il ne reculait jamais. Il se garait en marche avant, partout.
Il dit que c’est la première fois qu’il revient sur un lieu après un si gros titre. Moi, je ne suis jamais retourné à Kitzbühel. Par élégance. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




