Le jeune homme a gagné à Shanghai l’an dernier, en finale contre son cousin, Arthur Rinderknech. Il y retourne. Du 7 au 18 octobre, en Chine. Il a dit à Eurosport qu’il en avait parlé avec son coach, Benjamin Balleret, et avec une coach mentale, Isabelle Inchauspé, pour préparer Shanghai.
Il dit que c’est la première fois qu’il revient à un endroit après avoir gagné un aussi gros titre, « et avec tellement d’émotion ». Il a ajouté : « Je sais très bien que je vais redescendre au classement, je m’y suis préparé. »
Il est poli, ce garçon. Il prévient.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand on avait gagné le concours de tarte au riz de la paroisse, on revenait l’année suivante avec une tarte un peu moins bonne, exprès, pour laisser la place. Personne n’en parlait. On ne se préparait pas avec deux personnes. On coupait des parts, on servait d’abord ceux qui avaient perdu, et le cousin repartait avec le reste dans un essuie.
Il dit que chaque point marqué cette année sera pour l’année prochaine. C’est une façon de ranger les choses. Ma tante gardait les cartes du whist pour l’hiver suivant, dans la même boîte.
Le monsieur qui retire les points chaque année, lui, n’a jamais rien rendu.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




