Aryna Sabalenka a perdu à l’US Open contre Elena Rybakina. Ensuite, elle a été éliminée dès son entrée en lice à Wuhan, puis dès son deuxième match à Pékin.
Depuis, on lui donne des conseils. Greg Rusedski en a glissé un. Puis Monica Puig, championne olympique de 2016, dans un podcast qui s’appelle Inside-In. Je l’ai lu dans mon magazine, qui citait un site, qui citait le podcast. Le conseil est arrivé chez moi par trois portes.
Madame Puig a remarqué que, dès le premier jeu, la jeune femme s’énerve contre elle-même. Elle propose une question à se poser, et elle compare un match à un livre dont on ne devine pas la fin au premier chapitre. Elle dit aussi qu’elle la trouve « très authentique » et qu’elle s’en sortira « à 1 000 % ». C’est gentil. C’est même beaucoup.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand quelqu’un avait perdu trois parties de whist, ma tante ne lui donnait pas de conseil. Elle remettait du café, elle parlait du temps qu’il faisait caillant, et elle distribuait. Le conseil, s’il y en avait un, venait le dimanche suivant, à voix basse, dans la cuisine. Pas dans un micro.
La jeune femme aime le tennis, ça se voit. Madame Puig l’aime aussi, ça se lit. Il y a seulement beaucoup de monde dans la cuisine.
Le micro, lui, n’a jamais perdu une partie.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




