Question bête, mais un match de tennis, c’est un livre combien de chapitres ?
Je pose la question parce que Monica Puig, championne olympique de 2016, a parlé d’Aryna Sabalenka dans le podcast Inside-In, propos relayés par Tennis365. Elle a remarqué que, dès le premier jeu, Sabalenka commence à s’énerver contre elle-même. Et elle a dit : « Vous savez, quand on lit un livre, on ne peut pas deviner la fin dès le premier chapitre. »
J’ai lu ça dans le train de 7 h 32. Très belle phrase. Puis j’ai essayé de faire correspondre. Si un jeu est un chapitre, un set de six jeux fait au moins six chapitres, et un match en trois sets, dix-huit minimum. Avec un tie-break, il y a un chapitre où on compte de un à sept au lieu de quinze, trente, quarante. Un chapitre avec une autre numérotation. Je n’ai jamais vu ça dans un livre.
Et si le premier set est le premier chapitre ? Alors le premier jeu, c’est la première page. Et on ne s’énerve pas à la première page, on n’a encore rien lu.
J’ai demandé à la rédaction. Céline dit que chez elle, le premier chapitre, c’est l’échauffement. Jean-Pol dit qu’il a écrit la fin avant le début. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Monica Puig a aussi suggéré une introspection, avec cette question : « Pourquoi est-ce que je m’énerve et me mets en colère si tôt dans les matchs ? » C’est la première fois que je vois un conseil livré avec la question déjà rédigée. Comme un exercice de cours, avec l’énoncé. Je trouve ça très pratique.
Elle pense que Sabalenka s’en sortira « à 1 000 % ». On m’explique que c’est une façon de parler, d’accord, mais encore ? Greg Rusedski avait déjà glissé un conseil avant elle. Ça fait deux préfaces.
Un livre, au moins, on le referme sans que personne commente.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




