Jessica Pegula a perdu en demi-finale de l’US Open contre Aryna Sabalenka. Troisième défaite de suite contre elle dans ce tournoi, après les finales de 2024 et de 2025. Interrogée sur ce qui fait la différence entre elles, elle a parlé d’humeur.
« Aryna joue très bien quand elle est en colère. Moi, je n’y arrive pas, par exemple. Quand je me mets en colère, je commence à frapper trop fort et je m’énerve encore plus », a dit Pegula, dans des propos publiés dimanche par We Love Tennis.
Maxime a repris le dossier depuis le début. Depuis son arrivée à la rédaction, on lui répète que le tennis est le sport du calme : silence dans les tribunes, main levée de l’arbitre, la personne qui tousse et qui s’excuse à voix basse.
Question bête, mais alors on demande le silence à qui, exactement ? On fait taire deux mille personnes pour laisser se concentrer une joueuse qui, d’après son adversaire, joue mieux fâchée. J’ai posé la question à trois personnes à la buvette. On m’a répondu que ça dépendait, que c’était la tradition, et que j’allais comprendre avec le temps.
Certains observateurs jugent au contraire que ce côté colérique empêche Sabalenka de bien performer. Pegula pense l’inverse : c’est cette énergie, même négative, qui la maintient à son niveau. Elle ajoute qu’elle n’arrive pas à l’imaginer jouer sans être en colère, et qu’elle serait alors moins performante. Céline, notre C30.4, a relu la phrase deux fois et n’a retenu que la frappe trop forte : chez elle, dit-elle, c’est le cordage.
J’ai vérifié, et en fait personne ne sait où se met la colère dans une fiche technique. Il y a le service, le coup droit, le revers, le déplacement. Et puis il y a ça, qui décide de trois matchs à l’US Open et qui ne figure nulle part. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



