Jessica Pegula a été battue par Aryna Sabalenka en demi-finale de l’US Open. On lui a parlé du caractère de son adversaire, que certains observateurs jugent trop colérique pour performer. Elle n’est pas d’accord.
« Aryna joue très bien quand elle est en colère », a dit Pegula. « C’est une joueuse très émotive, mais c’est justement comme ça qu’elle arrive à bien jouer. » Propos publiés dimanche par We Love Tennis.
Jean-Pol a écouté ça la télécommande à la main, et il a tenu à rappeler qu’il n’était pas surpris.
Alors, c’est très simple. La colère, c’est un coup. Au même titre que le revers à une main, qui est le seul vrai revers, et qu’on a arrêté d’enseigner pour les mêmes raisons. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, on demande à un joueur de se calmer alors que c’est exactement ce qui lui reste. C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas.
À côté, Maxime prenait des notes et a demandé si on pouvait s’entraîner à être fâché, et à quelle heure.
Pegula, elle, précise que la recette ne marche pas pour elle : quand elle s’énerve, elle frappe trop fort et s’énerve davantage. Elle ajoute qu’elle n’imagine pas Sabalenka jouer sans colère, et qu’elle serait alors moins performante. C’est sa troisième défaite de suite contre elle à l’US Open, après les finales de 2024 et de 2025.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que je répète sur le calme. Je précise. Le tempérament, c’est une arme, mais il faut savoir la régler. Voilà trente ans que je le dis sur tous les plateaux où on ne m’invite pas. Enfin, où on m’invite peu. On ne m’appelle pas, ça va.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



