À Pékin, pendant que le garçon Zverev servait, une publicité a changé d’image, à ce qu’il explique. Il a joué le point, il l’a perdu, puis il a demandé à l’arbitre s’il pouvait se plaindre de l’écran. Il ne savait pas, alors il a demandé. C’est poli.
L’arbitre a regardé la vidéo et lui a donné raison. Monsieur Djokovic n’était pas d’accord. Il dit qu’on arrête tout de suite quand on est gêné, pas après avoir continué l’échange. Ils se sont expliqués au filet, tous les trois.
Je ne critique pas. Je compare. Chez nous, à Couvin, quand la télévision faisait de la neige pendant le match, on ne disait rien et on attendait que ça revienne. Personne n’aurait eu l’idée de faire bouger un écran pendant que quelqu’un sert. On lui aurait plutôt tenu la porte.
Les deux garçons ont chacun leur raison, et ils sont venus la dire au filet.
Celui qui a programmé la publicité, lui, n’est pas venu au filet.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



