Alors, c’est très simple. À Pékin, en quart de finale, Alexander Zverev sert, Novak Djokovic relance, Zverev manque son coup. Là, il conteste : un panneau publicitaire a changé d’image pendant son service. L’arbitre regarde la vidéo et lui donne raison. Djokovic, lui, appelle ça « l’un des changements de règles les plus stupides » qu’il ait entendus de sa vie.
Je suis d’accord avec Djokovic. Si un joueur est gêné, il arrête tout de suite, hein. C’est ce que je répète depuis des années au Léopold, on ne m’écoute pas.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, un oiseau passe au-dessus du court pendant mon service. Je joue le point. Je le perds. Je réclame. Évidemment. On ne réclame pas un point qu’on gagne, c’est du bon sens. Selon la source, la règle permet d’ailleurs de signaler une gêne après la fin du point. J’appliquais donc le règlement de 2026 en 1992. Avec trente-quatre ans d’avance.
Zverev a dit : « Je ne savais pas si je pouvais demander une révision pour ça, c’est pour ça que je suis venu et que j’ai demandé à l’arbitre. » Moi, je savais. Je n’ai pas demandé. C’est la différence.
Djokovic a une phrase que je vais encadrer : « On pourrait faire un rallye de 30 coups, perdre le point et dire : ‘Bon, maintenant je vais contester’. » Trente coups, c’est beaucoup. Nonante pour cent des points perdus le sont avant, et je suis gentil.
Mon mari, paix à son âme, contestait la belote après avoir perdu la donne. On le laissait parler. Il distribuait quand même.
Donc je résume ma position, qui n’a jamais changé : Djokovic a raison, Zverev a le droit, et l’oiseau de Kitzbühel me doit toujours un point. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



