Le 7 octobre 1999, John McEnroe venait d’être nommé capitaine des États-Unis. On lui a demandé sur quelle surface le Zimbabwe allait recevoir son équipe. Il a répondu : « Ils vont choisir une surface sur laquelle ils pensent avoir les meilleures chances de nous battre, ce sera probablement de la bouse de vache. » Tennis Majors le rappelle cette semaine.
Le gouvernement zimbabwéen a trouvé ces mots « désobligeants ». Immanuel Gombo, représentant du pays aux Nations Unies, a répondu que pour battre l’Australie l’année d’avant, on n’avait pas joué sur un court en bouse de vache.
McEnroe est quand même parti à Harare, avec Andre Agassi, Chris Woodruff, Alex O’Brien et Rick Leach. Le sol était du dur, à l’intérieur. Les Américains ont gagné 3-2, de justesse, Woodruff contre Wayne Black au dernier match.
Il a aussi participé à une clinique avec des enfants, à Chitungwiza. Et la dispute s’est calmée.
Mon mari, paix à son âme, avait dit une fois devant tout le monde que la tarte au riz de ma sœur avait goûté le garage. Il n’a pas présenté d’excuses. Il a tondu sa pelouse le samedi suivant, sans qu’on le lui demande, et on n’en a plus parlé. Chez nous, on répare comme ça : avec les mains, devant les gens, sans discours. Le garçon a fait pareil, avec des raquettes et des enfants. Celui qui a posé la question, lui, n’a rien tondu.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors (EN).



