Question bête, mais en Coupe Davis, c’est celui qui reçoit qui choisit le sol ? J’ai appris ça ce matin dans le train de 7 h 32, en lisant un article de Tennis Majors sur le 7 octobre 1999.
Ce jour-là, John McEnroe venait d’être nommé capitaine des États-Unis. Le tirage envoyait son équipe au Zimbabwe, la semaine après l’Open d’Australie. Quelqu’un lui a demandé sur quelle surface il s’attendait à jouer. Il a répondu : « Ils vont choisir une surface sur laquelle ils pensent avoir les meilleures chances de nous battre, ce sera probablement de la bouse de vache. »
Moi, je ne connaissais que trois surfaces : la terre, le gazon, le dur. Pendant une minute, j’ai cru qu’il y en avait une quatrième et que personne ne m’avait prévenu. J’ai vérifié : non. Le gouvernement zimbabwéen a trouvé les propos « désobligeants », et Immanuel Gombo, représentant du pays aux Nations Unies, a répondu : « Quand nous avons battu l’Australie l’an dernier, nous n’avons pas joué sur un court en bouse de vache. »
Donc ils avaient battu l’Australie. Sur une vraie surface. Ça, l’article le dit en une phrase, et je trouve que c’est la plus importante.
Au final, c’était du dur indoor. McEnroe est venu avec Andre Agassi, Chris Woodruff, Alex O’Brien et Rick Leach. Les États-Unis ont gagné 3-2, après une grosse frayeur, grâce à Woodruff contre Wayne Black : 6-3, 6-7, 6-2, 6-4. Après, McEnroe a fait une clinique avec des enfants à Chitungwiza, et ça a calmé tout le monde.
Le dur indoor, je l’avais dit dès janvier.
Je lui ai demandé quel janvier. Il a changé de sujet. Ce que je retiens : on peut choisir sa surface, mais pas les mots du capitaine d’en face. Et un capitaine peut réparer une phrase avec un après-midi d’enfants et de raquettes. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors (EN).



