David Goffin arrête à 35 ans. Dix-sept années sur le circuit. Moi j’en ai 34, et ma saison commence vraiment en mai. Je ne me sens pas du tout en fin de cycle.
Il fait ses adieux à Bruxelles, à l’European Open. Ce lundi, double avec Raphaël Collignon contre Marc Polmans et Jan Zielinski, têtes de série numéro 3. Sur le central, pas avant 17h00. Le central, avec un éclairage de tournoi ATP. Je pense au néon du terrain 4 et je me dis qu’il a quand même eu des conditions.
Le bilan, je l’ai noté dans ma farde : numéro 7 mondial, six titres, quatre quarts en Grand Chelem, et la finale des ATP Finals 2017 après Nadal et Federer. Battre deux joueurs de ce niveau dans la même semaine, je connais le schéma. En interclubs, il m’est arrivé de battre deux C30.2 le même week-end. Le niveau a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
Lui a annoncé sa décision le 27 mars. Moi, je n’annonce rien avant janvier : j’attends le classement AFT comme un verdict. Après ma tendinite, j’aurais pu tout arrêter à C15.5. Je ne l’ai pas fait. Je suis redescendue, mais je ne l’ai pas fait.
Il a dit vouloir « partager un adieu mémorable avec les supporters ». Ça, c’est une intention claire. Dans ma zone, j’appelle ça un plan de match.
Dix-sept ans, et il prévient sept mois avant. Chez nous, on ne prévenait même pas pour le dessert.
En simple, il affrontera Rémy Bertola, repêché des qualifications. Un qualifié repêché contre un ancien top 10, je connais. J’ai déjà été repêchée en tombola de club. Pas en tableau, mais je l’ai été.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



