Alors, c’est très simple. David Goffin arrête. Il l’a annoncé le 27 mars : 2026 serait sa dernière saison. Moi, je l’avais dit dès janvier. Enfin, en janvier je disais qu’il jouerait encore trois ans, mais je précisais déjà qu’un jour il s’arrêterait. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise.
Le 27 août, les organisateurs de Bruxelles ont confirmé qu’ils accueilleraient son ultime apparition professionnelle. Là aussi, je l’avais vu venir. Un Liégeois qui finit à Bruxelles, dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, c’est comme ça que ça se termine.
Le palmarès, je le connais par cœur, hein : ancien numéro 7 mondial, six titres ATP, premier Belge dans le Top 10, quatre quarts en Grand Chelem. Et 2017, la finale des ATP Finals après avoir battu Nadal et Federer dans le même tournoi. C’est remarquable, mais son revers est à deux mains. Je le répète depuis des années, on ne m’écoute pas.
Ce lundi, il entame en double, avec Raphaël Collignon, invités tous les deux. En face, Marc Polmans et Jan Zielinski, têtes de série numéro 3. Sur le central, pas avant 17h00, après Alex Michelsen contre Andrea Guerrieri. Mon pronostic : ils gagnent. Ou ils perdent avec honneur. Dans les deux cas, j’aurai eu raison.
Goffin a déclaré : « Pouvoir mettre un terme à ma carrière lors du BNP Paribas Fortis European Open, devant mon public, rend ce moment encore plus spécial. J’espère partager un adieu mémorable avec les supporters ». Moi, à Kitzbühel en 92, j’avais aussi fait mes adieux. Au tournoi, pas au tennis. Personne n’était là pour les partager, sauf le futur top 10, qui partait en courant.
Question bête, mais si Jean-Pol avait tout prévu, pourquoi il m’a demandé ce matin qui était Collignon ?
Il me demandait si toi tu savais. Ça va ? En simple, Goffin affrontera le Suisse Rémy Bertola, repêché des qualifications. Je ne fais pas de pronostic. Je l’ai déjà fait, il était juste.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



