Arthur Fils est en quarts de finale de l’European Open et sa raquette est peut-être encore dans la housse. Tête de série numéro 1, exempté du premier tour, il devait jouer Jaume Munar en huitièmes. Mardi, Munar a déclaré forfait pour la suite du tournoi, raison inconnue. Fils, 22e mondial, passe sans jouer un point.
Je vais être claire : ce parcours, je le connais. Techniquement, je l’ai fait. Une fois. Un dimanche à dix heures, notre adversaire n’avait que trois joueuses, et j’étais la quatrième sur la feuille. J’ai gagné mon simple assise sur le banc, l’essuie sur les genoux. Personne ne m’a appelée pour ça.
Le reste de l’équipe a dit que ça ne comptait pas. Moi je dis qu’un match gagné, c’est un schéma tactique comme un autre. Je n’ai pas fait de faute directe. Pas une seule. Mes statistiques de la journée sont dans ma farde, et elles sont parfaites.
Ce qui m’intéresse, c’est l’avant. Munar avait battu lundi Federico Cina, 135e mondial et qualifié, 6-4, 6-3. Il avait donc fait le travail. Et c’est l’autre qui monte. Le niveau a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte : maintenant, on progresse même sans jouer.
Je ne critique pas. Je compare. Céline aussi avait gardé sa jupe propre ce jour-là.
En quarts, Fils jouera l’Américain Alex Michelsen, 37e mondial et tête de série numéro 5, ou le gagnant de David Goffin contre le Suisse Remy Bertola, lucky loser des qualifications. Goffin dispute le dernier tournoi de sa carrière. Celui-là, je ne le raterai pas, même si le terrain 4 se libère enfin.
Fils est engagé dans la course aux ATP Finals de Turin, et il avance. Moi, mon classement AFT, je l’attends en janvier. Avec ce dimanche-là dedans, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.




