Roger Federer a dit, relayé par L’Equipe : « Ça peut paraître bête ou bizarre, mais j’adore ça. J’aime simplement m’asseoir en tribunes. » Il ajoute qu’il ne peut pas se montrer partout, « sinon les gens vont penser que je suis fou », alors il garde une certaine distance.
Maxime a lu la phrase trois fois. Puis il a regardé autour de lui, à la rédaction, où tout le monde regarde du tennis assis. Il a posé la question à voix haute. Personne n’a levé la tête.
Question bête, mais qu’est-ce qu’il y a de bizarre à s’asseoir pour regarder un match ? C’est à ça que servent les sièges, non ? J’ai vérifié : en juillet, il était presque seul dans la Royal Box, au début d’un huitième entre Zverev et Lehecka. Donc l’homme le plus reconnu du tennis garde ses distances en s’asseyant dans la loge la plus filmée du monde. Je trouve ça très logique, ou pas du tout, je n’arrive pas à trancher. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le reste de sa déclaration est plus simple. Voir les meilleurs joueurs du monde enflammer un stade entier lui procure une sensation extraordinaire. Jouer devant 10 000, 15 000 ou 20 000 personnes lui manque énormément depuis la fin de sa carrière.
Il dit avoir aimé le quotidien du circuit, les voyages, les hôtels et l’attente sur les courts. Maxime a souligné « l’attente » dans son carnet, avec un point d’interrogation. Lui prend le train de 7 h 32 tous les matins et n’a encore jamais pensé que ça pourrait lui manquer.
Federer conclut que le tennis lui a permis de parcourir le monde, de rencontrer des gens formidables et de découvrir différentes cultures. « Le tennis a été le ciment de tout ça », a-t-il dit.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



