Les propos de Roger Federer, relayés par L’Equipe, ont été tenus à Londres, où se tient la neuvième édition de sa Laver Cup. « J’aimais vraiment le quotidien du circuit, j’aimais les voyages », a-t-il dit. Jouer devant 10 000, 15 000 ou 20 000 personnes lui manque énormément.
Céline, la C30.4, a retenu un seul mot de la liste : l’attente sur les courts.
L’attente, je connais. Dimanche, dix heures, le terrain 4 est pris, on attend. Il drache, on attend. Le double d’avant fait trois sets, on attend encore. Et moi aussi j’adore ça, je ne l’avais juste jamais dit. Pour les 20 000 personnes, je suis un peu en dessous : on était six à la buvette, sept avec le chien. Mais la sensation, dans les intentions, c’est la même. À deux entraînements près, hein.
Federer aime aussi s’asseoir en tribunes. « Ça peut paraître bête ou bizarre, mais j’adore ça », explique-t-il, tout en disant garder une certaine distance pour ne pas se montrer partout. Voir les meilleurs joueurs du monde enflammer un stade entier lui procure, dit-il, une sensation extraordinaire. En juillet, il était presque seul dans la Royal Box du Centre Court au début, tardif, du huitième de finale entre Alexander Zverev et Jiri Lehecka. Céline note que la Royal Box a au moins l’avantage d’avoir des sièges, ce que le banc du terrain 4 ne prétend pas. Elle ajoute qu’elle aussi regarde les autres matchs depuis ce banc, avec sa farde de statistiques, « et personne ne pense que je suis folle, enfin, pas pour ça ».
Federer conclut que le tennis lui a permis de parcourir le monde, de rencontrer des gens formidables et de découvrir différentes cultures. « Le tennis a été le ciment de tout ça », a-t-il dit. Côté voyages, Céline revendique elle aussi une carrière internationale, au sens large : trois déplacements en interclubs dans le Brabant wallon, un cornet de frites dans chaque buvette, « pour la récupération ».
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



