La 9ᵉ édition de la Laver Cup est allée à la Team Europe, grâce au succès d’Alexander Zverev sur Learner Tien. Au moment des interviews, Flavio Cobolli avait autre chose en tête : un « like » de Carlos Alcaraz remarqué sous une publication Instagram de 2017.
Le trophée venait à peine d’être remis. Dans ce genre de moment, le circuit a ses rituels bien rodés : on remercie les coéquipiers, on salue le public, on parle de l’esprit d’équipe et de l’ambiance dans le vestiaire. Cobolli, lui, a préféré parler d’un petit cœur vieux de neuf ans.
« J’espère qu’il n’a pas liké à cause de ma mère, j’espère que c’était pour moi », a dit l’Italien à BBC Sport.
La phrase a fait sourire. Elle pose surtout une question que le tennis moderne n’avait pas encore tranchée : à qui s’adresse vraiment un like ? Cobolli, qui a le sens de la formule, a choisi de trancher en sa faveur, sans attendre la moindre preuve.
Monique, de Couvin, a regardé l’extrait deux fois.
Un petit cœur, posé en 2017, et remarqué maintenant. Chez nous, on envoyait une carte postale. On la trouvait dans la boîte, on la mettait sur le buffet, et on savait qui l’avait écrite, et pour qui, parce que c’était marqué dessus. Personne n’avait besoin de fouiller pour la retrouver. Le jeune homme a dû faire défiler longtemps avec son pouce. Il faudrait que quelqu’un lui dise qu’on peut aussi demander. Le téléphone, lui, aurait pu prévenir.
La réponse devra attendre. Carlos Alcaraz est engagé cette semaine au tournoi de Tokyo, Flavio Cobolli au tournoi de Pékin. D’ici là, le like reste là où il est depuis 2017, et le mystère avec lui.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




