Il y a vingt ans jour pour jour, Tomas Berdych a battu Rafael Nadal 6-3, 7-6 en quarts de finale du Masters 1000 de Madrid, sur dur intérieur, à la Madrid Arena. Nadal était 2e mondial, tenant du titre et joueur local. Berdych était 11e. Jusque-là, je suivais.
Question bête, mais il y a un détail qui m’a arrêté dans le train de 7 h 32. Au deuxième set, le public applaudissait les points gagnants de Nadal, ce qui me paraît normal, et aussi les fautes de Berdych. Ça, on m’avait dit que c’était interdit. Enfin, pas interdit. Mal vu. On m’a expliqué que le silence est obligatoire pendant le point et que les applaudissements, après, sont réservés aux beaux coups. Une faute, ce n’est pas un beau coup. J’ai vérifié.
Berdych l’a dit lui-même : « Je comprends qu’ils veulent le voir gagner le match et le tournoi, mais ce n’est pas la Coupe Davis, où vous pouvez vous attendre à ça. » Donc il existe une compétition où applaudir les fautes de l’adversaire est accepté, et une autre où c’est inacceptable. Avec les mêmes raquettes. Je note.
Ensuite, dans le tie-break, il obtient une balle de match et la célèbre en imitant la façon démonstrative qu’a Nadal de s’encourager. Il conclut sur un service gagnant. Puis, avant la poignée de main, il se tourne vers les tribunes, un doigt devant la bouche. Le joueur demande lui-même le silence, et c’est quand il n’y a plus de point à jouer.
J’ai posé la question à la rédaction : qui a le droit de faire chut ? L’arbitre, oui. Le joueur, apparemment, une fois que c’est fini.
Au club, on fait chut à la buvette. Pendant le match, personne n’écoute.
Avec ça, Berdych menait 3-1 dans ses face-à-face avec Nadal. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors (FR).




