Berdych bat Nadal 6-3, 7-6 en quarts à Madrid, le 20 octobre 2006, sur dur intérieur à la Madrid Arena. Le 11e mondial contre le 2e, tenant du titre, à domicile. J’ai revu le match lundi, ma farde de statistiques sur les genoux.
Premier set 6-3, propre. Au deuxième, le public applaudit les points gagnants de Nadal et aussi les fautes de Berdych. Il s’agace. Moi je connais. Dimanche, à dix heures, sur le terrain 4, mes doubles fautes ont été accueillies par un « allez » du mari de mon adversaire. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte, le public aussi.
Ce qui m’intéresse, c’est le tie-break. Berdych se procure une balle de match et la célèbre en imitant la façon démonstrative qu’a Nadal de s’encourager. Techniquement, c’est un transfert d’intentions : on prend l’énergie de l’autre et on la retourne. Et il enchaîne sur un service gagnant. Ce schéma-là, balle de match, petit cri, service, je le mets. Pas à chaque fois, mais je le mets. Le cri surtout.
Après, avant de serrer la main, le doigt devant la bouche vers les tribunes. Ça, je ne le fais pas. À la buvette, après, on boit un verre avec le mari en question.
Berdych a dit : « Je comprends qu’ils veulent le voir gagner le match et le tournoi, mais ce n’est pas la Coupe Davis, où vous pouvez vous attendre à ça. » Il menait 3-1 dans ses duels avec Nadal. Il avait battu Federer aux Jeux d’Athènes en 2004. Un dossier solide.
Question bête, mais le mari, il applaudissait en Coupe Davis ou pas ?
J’ai vérifié mon cordage avant de revoir le tie-break. Il était détendu, le mien. Le sien, à Madrid, visiblement pas. À deux entraînements près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors (FR).




