Le jeune homme Alcaraz joue à Vienne cette semaine. Ce n’était pas prévu. On l’a invité, il a dit oui. Il rencontre monsieur Khachanov mardi, vers trois heures et demie.
Il a expliqué, dans ce qu’on appelle la zone mixte, qu’il était satisfait de son niveau mais pas encore tout à fait dans le coup. Qu’il avait besoin de venir, de s’entraîner avec ces gars, de les affronter, pour retrouver son rythme petit à petit. Il dit aussi qu’il n’a pas beaucoup joué cette année, et qu’il sort de quelques semaines sans tournoi.
Il a pourtant gagné à Tokyo. Il a perdu à New York au super tie-break du cinquième set, contre le garçon qui est allé en finale. Puis il a perdu tôt à Shanghai. Je lis ça et je pense qu’il est bien sévère avec lui-même.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand quelqu’un passait sans prévenir le dimanche, on remettait une assiette, on ne demandait rien. On le laissait dire qu’il ne se sentait pas tout à fait lui-même. Puis il reprenait de la tarte au riz, et on voyait bien que si.
Il dit qu’il veut être prêt pour Paris, Turin et la Coupe Davis. Trois rendez-vous à la suite. Il a un calendrier de curé.
Le monsieur qui a fait le programme, lui, ne s’est pas invité.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




