Alors, c’est très simple. Carlos Alcaraz a accepté l’invitation de l’ATP 500 de Vienne, un tournoi qui n’était pas à son programme. Premier tour contre Karen Khachanov, mardi vers 15h30. Je l’avais dit dès janvier. Enfin, en janvier je disais qu’il jouait trop. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise : il jouait trop de tournois qu’il ne fallait pas, et pas assez de ceux qu’il fallait.
Reprenons sa saison, hein. Quart de finale à l’US Open, son tournoi de reprise, battu par le finaliste Ben Shelton au super tie-break du cinquième set. Titre à Tokyo. Sorti au troisième tour à Shanghai. Trois tournois, trois résultats différents. Moi, j’avais pronostiqué les trois. Pas dans cet ordre, mais les trois.
En zone mixte à Vienne, quelques heures avant son match, il a dit : « Je suis satisfait de la façon dont je joue et de mon niveau actuel, mais j’ai l’impression de ne pas encore être tout à fait dans le coup. » Satisfait, mais. Enfin un joueur qui parle comme moi. Il a ajouté qu’il n’avait pas disputé beaucoup de compétitions cette année et qu’il venait de passer quelques semaines sans jouer.
Moi, à Kitzbühel, en 92, j’étais exactement dans cet état. Satisfait, pas tout à fait dans le coup. J’avais demandé une invitation pour un tournoi de la semaine suivante, aussi. On ne me l’a pas donnée, ce qui explique beaucoup de choses.
Selon We Love Tennis, il veut gagner en confiance et en rythme avant le Rolex Paris Masters, le Masters de Turin et la Coupe Davis. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, un joueur qui dit ça a raison. Les dix autres pour cent, il a raison aussi, mais plus tard.
Question bête, mais si le tournoi n’était pas prévu, il avait prévu quoi, cette semaine-là ?
Je lui ai répondu que c’était très simple. Il attend toujours la suite. Le match, lui, c’est mardi vers 15h30.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




