Le match avait duré 1h50. L’interview, elle, n’est pas allée au bout sans être interrompue. Au micro de Sam Querrey, Carlos Alcaraz a entendu un spectateur crier « Épouse ma sœur, Carlos ! », selon We Love Tennis. Il a répondu : « Qu’est‐ce que c’est que ça ? Je suis encore trop jeune. Quelle était la question déjà ? » La salle a ri.
Il faut dire que le spectateur avait choisi son moment. Carlos Alcaraz venait de dominer Taylor Fritz 6-3, 4-6, 13-11 dans la salle londonienne, et c’est au moment précis où Sam Querrey tendait le micro que la demande est tombée, en anglais dans le texte : « Marry my sister Carlos ! » Le rituel de l’interview d’après-match, d’habitude rodé comme un service-volée, a déraillé en une phrase.
Jean-Pol Vandenbroeck, ancien top 50 belge selon lui seul, n’a pas ri. Il a hoché la tête.
Alors, c’est très simple. Un 13-11 devant du public, ça échauffe les tribunes, et dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, quelqu’un crie une bêtise pendant l’interview. Je l’avais dit dès janvier. Moi, à Kitzbühel, en 92, après mon match contre un futur top 10, une dame m’a proposé sa fille. Ou sa voisine. Enfin, elle m’a proposé quelqu’un, hein. J’avais répondu mieux que lui, mais lui, il a un micro. Moi, on ne m’en donne pas. Ça va ?
Nous avons fait remarquer à Jean-Pol qu’il n’avait, à notre connaissance, rien annoncé de tel en janvier. Il a précisé.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. En janvier, j’ai dit que la saison serait pleine de surprises. Une demande en mariage par procuration pendant une Laver Cup, c’est une surprise, oui ou non ? Voilà. Et l’intervieweur aurait dû reprendre la main tout de suite. Moi, sur un plateau, je relance : « Carlos, et le revers ? » Mais on ne m’appelle pas.
Sur le plan sportif, la victoire d’Alcaraz a permis à la Team Europe de recoller à égalité avec la Team World. Sur le plan matrimonial, le dossier reste en attente : selon l’intéressé lui-même, il est encore trop jeune.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




