Le fait est double. Zverev est le deuxième Allemand vainqueur de l’US Open, après Boris Becker en 1989. Et avant même de jouer cette finale, il avait battu un record allemand : 24 victoires en Grand Chelem sur une seule saison, contre 22 pour Becker en 1989.
Roland a regardé le tableau des chiffres un long moment, sans commenter.
En 1989, personne ne comptait les victoires par saison. On comptait les titres, et on les comptait sur une main. Aujourd’hui on additionne les deuxièmes tours, on en fait un record, et c’est très bien pour tout le monde. Je ne critique pas. Je compare. Notez que je ne suis pas contre le progrès, je suis contre ce progrès-là. Enfin. C’est l’époque.
Le reste du décompte irait plutôt dans son sens. Zverev est le quatrième homme de l’ère Open à remporter deux titres majeurs dans la saison de son premier, après Jimmy Connors en 1974, Guillermo Vilas en 1977 et Jannik Sinner en 2024. Il est le cinquième joueur en activité à compter plus d’un titre majeur, avec Novak Djokovic, Carlos Alcaraz, Jannik Sinner et Stan Wawrinka. Et il est le premier homme né dans les années 1990 à en gagner deux.
Il y a six ans, sur le même court et dans un stade vide, Zverev menait deux sets à zéro contre Dominic Thiem en finale de l’US Open et avait perdu. Il reste le seul joueur de l’histoire à avoir gagné une demi-finale de Grand Chelem après avoir été mené deux sets à zéro, puis perdu la finale en menant deux sets à zéro. Roland trouve que cette phrase-là, au moins, tient debout sans tableau Excel.
Six ans pour revenir gagner sur le même court, franchement, moi il m’a fallu quatre saisons pour reprendre le terrain 4 après ma tendinite, alors je comprends la démarche.
Sur la saison, Zverev a un bilan de 25 victoires pour 2 défaites en Grand Chelem : Alcaraz à l’Open d’Australie, Sinner en finale de Wimbledon. Roland a rangé son magazine papier et dit que, pour une finale de dimanche soir, ça allait.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors.



