Alors, c’est très simple. Rafael Nadal, 22 titres du Grand Chelem, a dit à l’Associated Press que Roger Federer et lui pensaient avoir été « bien, bien meilleurs » que Carlos Alcaraz, Jannik Sinner ou Alexander Zverev. Mot pour mot : « Oui, on pense qu’on était bien, bien meilleurs ! »
Je répète cette phrase depuis des années au Léopold, on ne m’écoute pas. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, je disais déjà que ma génération était meilleure que la suivante. La suivante n’existait pas encore, c’est vrai. J’anticipais.
Et puis il a éclaté de rire. Il a précisé que ses échanges avec Federer, presque chaque semaine, portent surtout sur le golf, le sport et leur quotidien. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que je viens de dire. Je précise : nonante pour cent des grandes vérités du tennis se disent en riant, et je suis gentil. Le rire, c’est l’emballage. La phrase, elle, reste.
Il s’est aussi dit ouvert à une exhibition avec Federer, sans rien annoncer. Sa phrase : « Nous verrons ce qui se passera à l’avenir, si quelque chose se concrétise ou non. » Je l’avais dit dès janvier. Enfin, j’avais dit qu’il se passerait quelque chose, ou non. Vérifiez, l’esprit y était.
Sur les surfaces dures, il dit qu’on joue « sur une surface très, disons, agressive pour le corps et pour les articulations », et qu’ensuite « nous en payons le prix ». Là, je suis d’accord, mais avec une nuance : au Léopold on joue sur brique pilée et je paie quand même. Ça va ?
Jean-Pol, la semaine passée, tu disais que Sinner était le meilleur de tous les temps. Je l’ai noté dans ma farde.
Sinner est le meilleur de tous les temps actuels. Nadal parle des temps d’avant. Aucune contradiction, hein. Si une exhibition se monte, je suis disponible pour la commenter, la RTBF a mon numéro depuis 1992.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




