Le jeune homme s’appelle Rafael Jodar. Il est onzième d’une chose qu’on appelle la Race. On m’explique qu’avec le forfait de Jannik Sinner, il n’est plus qu’à deux places des ATP Finals, une qualification qu’on dit historique.
On lui a donc demandé s’il y pensait. Il a répondu : « Aucun de ces éléments ne m’occupe l’esprit. Je vais me concentrer sur mon prochain match. Si j’y arrive, je serai très heureux. Si je n’y arrive pas, je serai quand même très heureux de ma saison, parce que c’est la première, et je réessaierai l’année prochaine ».
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand un garçon se présentait pour la première fois au concours de tarte au riz de la paroisse, personne ne lui demandait s’il allait gagner. On goûtait, on disait que ça allait, et on lui donnait rendez-vous l’an suivant. Il revenait. La tarte était meilleure.
Lui a fait plus que ça. Il est encore à Shanghai, quand Arthur Fils, Frances Tiafoe, Novak Djokovic et Taylor Fritz n’y sont plus. Et c’est sa première saison, il le dit lui-même. Il a répondu poliment à une question qu’on ne pose pas à quelqu’un qui débute.
Celui qui tenait le micro, lui, réessaiera l’année prochaine aussi.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.






