Rafael Jodar est onzième de la Race. Avec le forfait de Jannik Sinner, il est à deux places d’une qualification historique pour les ATP Finals. Et il dit qu’il n’y pense pas. Je reconnais le schéma. Moi non plus, je ne pense pas à mon classement AFT. Je l’attends juste en janvier, comme un verdict, avec le GSM sur la table.
Sa phrase exacte, en conférence de presse : « Aucun de ces éléments ne m’occupe l’esprit. Je vais me concentrer sur mon prochain match. Si j’y arrive, je serai très heureux. Si je n’y arrive pas, je serai quand même très heureux de ma saison, parce que c’est la première, et je réessaierai l’année prochaine ».
Techniquement, c’est un très bon placement mental. Zone neutre, intentions claires, pas de projection. Je travaille exactement ça le mardi soir, quand le terrain 4 est libre, c’est-à-dire jamais.
La différence, c’est le « je réessaierai l’année prochaine ». Lui le dit pendant sa première saison. Moi, je le dis depuis mon passage à C15.5 avant la blessure. Une tendinite de trois semaines, je le rappelle.
À Shanghai, Arthur Fils, Frances Tiafoe, Novak Djokovic et Taylor Fritz sont déjà éliminés. Lui joue encore, révélation de l’année. Ce genre de semaine, je l’ai eue aussi, un dimanche où trois équipes avaient déclaré forfait.
Trois forfaits, ça ne compte pas. Moi, à Kitzbühel, l’adversaire était venu. Enfin, il est venu tard.
Il réessaiera l’année prochaine. Moi aussi, en mai, quand ma saison commence vraiment.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



