Question bête, mais c’est quoi, la Race ? J’ai appris ce matin dans le train de 7 h 32 que Rafael Jodar y est onzième. J’ai cru que c’était une course à pied. C’est un classement de la saison, et les meilleurs vont aux ATP Finals. Avec le forfait de Jannik Sinner, il n’est plus qu’à deux places d’une qualification historique.
Donc on lui a demandé en conférence de presse s’il y pensait. Il a répondu : « Aucun de ces éléments ne m’occupe l’esprit. Je vais me concentrer sur mon prochain match. Si j’y arrive, je serai très heureux. Si je n’y arrive pas, je serai quand même très heureux de ma saison, parce que c’est la première, et je réessaierai l’année prochaine ».
J’ai relu trois fois. Il a prévu les deux fins, et les deux finissent bien. Je n’avais jamais vu quelqu’un gagner une question avant d’avoir joué.
Au tableau de la rédaction, j’ai fait deux colonnes : « Jodar va aux Finals » et « Jodar ne va pas aux Finals ». Dans chacune, j’ai écrit « très heureux ». Le tableau est complet. Je ne sais pas encore à quoi il sert.
Ce que j’ai compris, par contre : Arthur Fils, Frances Tiafoe, Novak Djokovic et Taylor Fritz sont éliminés du Masters 1000 de Shanghai, un tournoi que Jodar dispute aussi. C’est sa première saison sur le circuit, il le dit lui-même. On m’explique que penser au match suivant, c’est la tradition. D’accord, mais encore ? Le match suivant, il faut bien que quelqu’un y pense, et ça tombe bien, c’est lui.
Le garçon dit qu’il sera content quoi qu’il arrive. C’est poli. Celui qui pose la question, lui, ne sera content que d’une réponse.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



