L’actu avec un peu d’effet

Zizou Bergs bat Carlos Alcaraz à Shanghai : Jean-Pol l’avait prévu, à Tokyo déjà

Zizou Bergs a battu Carlos Alcaraz au Masters de Shanghai, mettant fin à une série de onze victoires consécutives de l’Espagnol sur le sol asiatique. Le Belge affronte Tommy Paul (ATP 18) en huitième de finale.

Jean-Pol, en fauteuil de consultant, pointe un tableau où un pronostic est barré et réécrit, devant une télé montrant un joueur belge qui exulte.

Alors, c’est très simple. Zizou Bergs a battu Carlos Alcaraz à Shanghai, et je l’avais dit dès janvier. Enfin, dès Tokyo. À l’automne 2025, Bergs perd 4-6, 3-6 contre Alcaraz pour leur premier match. Tout le monde a vu une défaite. Moi j’ai vu un garçon qui prenait des notes.

Regardez les chiffres. 24 points gagnants contre 16. 51 points gagnés sur son service contre 49. 81 points au total contre 73. Et 29 fautes directes contre 28. Une faute de plus que le numéro un espagnol, hein. Ça, c’est de la générosité. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, celui qui fait le plus de fautes perd. Bergs a lu les statistiques à l’envers, c’est exactement ce que je répète depuis des années.

Le deuxième set, maintenant. Il prend le service d’Alcaraz, il se fait débreaker à 6-5, puis il gagne le tie-break 7-4. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. J’avais annoncé qu’il servirait pour le match et qu’il le gagnerait. Il l’a gagné. L’ordre des étapes, c’est un détail de mise en scène.

Selon Jeu Set et Maths, Bergs est le cinquième Belge à battre un joueur du top 3 mondial, après Filip Dewulf, Olivier Rochus, Xavier Malisse et David Goffin. Le site n’a pas de colonne pour Kitzbühel 92. Mon futur top 10, à l’époque, n’était pas encore dans le top 3. Techniquement, il était dans le top 400. Mais l’esprit y était.

Bergs a dit à la RTBF : « Je frappais bien la balle, je n’avais pas peur d’attaquer et mon service était puissant. » C’est mot pour mot ce que je lui aurais conseillé si on m’avait appelé. On ne m’a pas appelé.

Tu avais prédit Alcaraz en finale, Jean-Pol. C’était dimanche, sur le groupe du club.

Céline, dite « la C30.4 » · la joueuse d'interclubs, personnage fictif

J’avais prédit un finaliste. Je n’avais pas précisé lequel des deux. Ça va ?

Prochain match : Tommy Paul, 18e mondial, en huitième de finale. Je le donne gagnant. Bergs. Ou Paul, mais alors pour des raisons que j’expliquerai lundi.

Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.

Cette dépêche vous a plu ?

Recevoir les dépêches par e-mail

Les dépêches qui valent le détour, par e-mail. Pas de publicité, désinscription en un clic.

Aussi les courriers de nos autres titres :

Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

Les autres angles

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « B tient deux vrais moments drôles, celui du vocabulaire et celui de Zverev, sans rien inventer. A est proche, mais sa statistique maison et son pronostic final fragilisent la fidélité et la ligne sur le jeu. »

MaximeLe Stagiaire

Bergs bat Alcaraz avec plus de fautes directes que lui : Maxime cherche l’erreur

Au Masters de Shanghai, Zizou Bergs a battu Carlos Alcaraz en plus de deux heures, en commettant 29 fautes directes contre 28 pour l'Espagnol. La défaite d'Alcaraz assure mathématiquement à Alexander Zverev la première place mondiale en fin de saison.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le « débreaker, c'est réparer ? » et Zverev qui gagne pendant que deux autres jouent sont de vrais rires candides ; la pique de Jean-Pol sur le « Belge modeste » effleure Bergs, mais reste de l'autodérision nationale.

Lire cet angle →

MoniqueLa Nostalgique

Alcaraz s’emporte contre son entraîneur à Shanghai : Monique compare avec Couvin

Battu par Zizou Bergs au Masters de Shanghai, Carlos Alcaraz s'était emporté contre son entraîneur Samuel Lopez à la fin du premier set. La défaite met fin à sa série de onze victoires consécutives sur le sol asiatique.

  • Drôlerie 2/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 3/5
  • Retweet 2/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef Doux mais plat : centrer le papier sur la colère d'Alcaraz ne lui donne aucune envie de partager, et la tarte au riz arrive sans chute.

Lire cet angle →