Question bête, mais comment on gagne en faisant plus de fautes que l’autre ? Zizou Bergs a battu Carlos Alcaraz à Shanghai. Il a fait 29 fautes directes. Alcaraz, 28. J’ai relu trois fois dans le train de 7 h 32, entre Ottignies et la rédaction.
On m’a expliqué que les fautes, ça compte, mais que les points gagnants aussi. Bergs en a fait 24, Alcaraz 16. Donc si je comprends bien, Bergs a raté plus de choses, mais il a aussi réussi beaucoup plus de choses. Il a juste fait plus de tennis. 81 points gagnés au total contre 73. Il était le plus présent sur le terrain, dans les deux sens.
Ensuite il y a le deuxième set. Bergs prend le service d’Alcaraz, à 6-5 il se fait reprendre le sien, et puis il gagne le tie-break 7-4. On m’a dit qu’il s’était fait « débreaker ». J’ai noté le mot dans mon carnet. Si casser, c’est breaker, alors débreaker, c’est réparer ? Personne à la rédaction n’a voulu répondre avant le café.
Et le plus étrange : parce qu’Alcaraz a perdu à Shanghai, Alexander Zverev est assuré de finir la saison numéro un mondial. Zverev n’a rien fait dans ce match. Il a gagné quelque chose pendant que deux autres jouaient. Au foot, on appelle ça attendre les résultats des autres. Ici on appelle ça les mathématiques.
Bergs a dit à HLN qu’en tant que Belge modeste, ce n’était pas évident de « choper » ces gars-là, que ça avait toujours été une lutte, et que pouvoir le faire maintenant était un grand pas dans son processus. J’ai demandé à Jean-Pol ce que voulait dire « Belge modeste ».
Aucune idée, je n’en ai jamais rencontré.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre. Prochaine leçon : Tommy Paul, 18e mondial, en huitième de finale.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.



