Finale à Pékin, Djokovic contre de Minaur. Il vise un 102e titre, après Zverev et Medvedev. Et au milieu du match, il demande aux ramasseurs d’accélérer pour le servir. Je comprends le schéma. Quand on est dans sa zone, chaque seconde sans balle, c’est une intention qui refroidit.
Nicolas Mahut, sur Eurosport, n’a pas aimé. Il a dit qu’on aimerait que Djokovic « puisse parler aux ramasseurs de balle de manière un peu plus agréable », et que revoyant les images, il se dirait « c’est un peu agressif par moment ». Il a aussi dit : « Ça veut aussi dire qu’il est pleinement impliqué dans son match. »
Moi, mon problème est en amont. Je n’ai pas de ramasseur. Au terrain 4, mes balles vont dans le grillage côté parking, et c’est moi qui y vais, avec mon essuie sur l’épaule. Ma partenaire de double ramasse aussi, quand elle a fini son message sur son GSM. Si je lui demandais d’accélérer, le ton, je le connais déjà : elle me rendrait la balle, et sa place pour dimanche.
Donc oui, il faut parler gentiment. Je le note dans ma farde, rubrique « à faire le jour où j’ai des ramasseurs ». Pas une rubrique très remplie.
Mais l’implication dont parle Mahut, je l’ai. Mardi soir, j’ai couru moi-même chercher une balle jusqu’à la buvette. Pas à chaque fois, mais je le fais.
À deux entraînements près, hein, j’aurais des ramasseurs à qui parler poliment.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







