Alors, c’est très simple. Djokovic joue la finale de Pékin contre de Minaur pour un 102e titre, après avoir sorti Zverev et Medvedev. Pendant le match, il demande aux ramasseurs d’accélérer pour le servir. Et Nicolas Mahut, sur Eurosport, dit qu’on aimerait qu’il « puisse parler aux ramasseurs de balle de manière un peu plus agréable ».
Je suis d’accord avec Mahut. Je le suis depuis 1992. Moi, à Kitzbühel, contre un futur top 10, je disais merci à chaque ramasseur. Chaque balle. Nonante merci par set, et je suis gentil. D’ailleurs c’est pour ça que j’ai perdu, j’étais trop occupé à remercier. Enfin, perdu, le contexte était différent.
Mahut a ajouté une phrase que je trouve juste : « Ça veut aussi dire qu’il est pleinement impliqué dans son match. » Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. On peut être poli et impliqué. À Kitzbühel, je l’étais, les deux. Le ramasseur était d’ailleurs un garçon devenu célèbre depuis, je ne sais plus qui, mais il m’a remercié aussi.
Ce qui me chiffonne, c’est le canal. Mahut est au micro d’Eurosport. Moi, je regarde la RTBF et Sporza pour vérifier qu’on ne me cite pas, et on ne me cite pas. Personne ne m’a appelé pour commenter le ton envers les ramasseurs, alors que c’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas.
Question bête, mais tu leur disais merci comment, avant ou après qu’ils te donnent la balle ?
Avant. Ça les fait accélérer. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




