Alors, c’est très simple. Medvedev joue Djokovic en demi-finale à Pékin, il obtient seize balles de break, il en convertit une. Une. Et en plein match, il se met à imiter Djokovic en mimant le joueur fatigué. La vidéo tourne depuis que le compte Univers Tennis l’a publiée, le 5 octobre.
Je l’avais annoncé. Pas en janvier, cette fois, je suis honnête : en septembre, au Léopold, devant trois membres de mon équipe d’interclubs et un cornet de frites. J’avais dit : « Medvedev va faire quelque chose contre Djokovic. » Voilà. Quelque chose. C’est exactement ça.
Selon We Love Tennis, Djokovic laisse souvent apparaître sa souffrance après des points éprouvants, et cette imitation serait une forme de frustration de la part de Medvedev. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. Une balle sur seize, ça fait six pour cent. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, j’en ai converti une sur dix-sept. Ou sur quinze. Le chiffre bouge, le principe reste. Et je n’ai imité personne, mais c’est parce que mon adversaire ne transpirait pas, ce qui ne se mime pas.
Le site écrit aussi que Medvedev semble avoir du mal à accepter de se faire dominer par un joueur de presque 40 ans. Là, je me range derrière lui. Dimanche dernier, j’ai perdu un double contre un monsieur qui avait apporté son propre tabouret. Je l’ai imité au changement de côté. Personne n’a ri, sauf le monsieur, qui a ensuite gagné le tie-break.
Jean-Pol, le monsieur au tabouret, c’était le capitaine adverse. Il est C15.5.
Donc, pour résumer : j’avais prévu que Medvedev ferait quelque chose, j’avais aussi prévu qu’il ne ferait rien, et les deux se sont vérifiés à six pour cent près. Nonante pour cent de mes pronostics tombent juste, et je suis gentil. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.






