Kei Nishikori, ancien 4e joueur mondial, a perdu contre Frances Tiafoe au premier tour de l’ATP 500 de Tokyo et a annoncé sa retraite. Dans sa dernière conférence de presse, on lui a demandé, dans sa langue, quelle règle il changerait. Il a commencé par « Je ne sais pas si je devrais dire ça… ». Puis il a proposé que les joueurs de moins de 180 cm puissent servir en avançant de deux ou trois pas, et revenir à la ligne de fond « à l’aide, je ne sais pas, de technologies actuelles, comme l’IA ».
Question bête, mais pourquoi tout le monde sert du même endroit ? J’ai posé la question dans le train de 7 h 32, à un monsieur qui avait un sac de raquettes. Il m’a dit : la ligne de fond. D’accord. Mais qui a décidé que c’était là ? Il est descendu à Ottignies sans répondre.
À la rédaction, on m’explique que c’est la tradition. D’accord, mais encore ? Au foot, les penalties se tirent à une distance précise, ça je comprends, il y a un point blanc. Au tennis, il y a un trait. Et Nishikori, qui a joué toute sa carrière derrière ce trait, a attendu sa toute dernière réponse pour dire qu’on pourrait le déplacer un peu.
La partie IA m’a demandé une heure. J’ai d’abord cru qu’un robot viendrait pousser le joueur vers l’arrière. Puis j’ai compris que lui non plus ne savait pas exactement, puisqu’il a dit « je ne sais pas ». C’est la première fois qu’une proposition de règle contient son propre doute. Je trouve ça honnête.
Deux pas plus près, je prends. Pas à chaque point, mais je prends.
Détail que donne la source : il mesure 1,80 m pile. La règle s’arrête juste avant lui. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait si c’était voulu. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.





