Alors, c’est très simple. Kei Nishikori a perdu contre Frances Tiafoe au premier tour de l’ATP 500 de Tokyo, chez lui, et il a officialisé sa retraite. Quelques minutes plus tard, à la toute fin de sa dernière conférence de presse, on lui a demandé quelle règle il changerait. Sa réponse, la voici, mot pour mot : « Je ne sais pas si je devrais dire ça… Mais si je pouvais changer une règle du tennis, je dirais que les joueurs mesurant moins de 180 cm devraient être autorisés à effectuer leur service en avançant de deux ou trois pas, puis à revenir à la ligne de fond à l’aide, je ne sais pas, de technologies actuelles, comme l’IA ».
Je l’avais dit dès janvier. Pas sur la taille, non. Sur le service. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’ai servi un jeu entier en sentant que la ligne était trop loin. Mon adversaire, futur top 10, l’a senti aussi, il a juste eu la politesse de ne pas le dire. Trente-quatre ans que je le répète, on ne m’écoute pas.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. Avancer de trois pas, je suis contre. Deux, je signe. Et revenir avec l’IA, c’est une idée de jeune retraité, mais c’est exactement le genre d’idée qu’on aurait pu entendre sur un plateau si quelqu’un m’y avait invité.
La source précise que Nishikori mesure 1,80 m. Donc sa règle ne le concernerait même pas, hein. Un homme qui propose une réforme dont il ne profite pas, dans nonante pour cent des cas c’est de la sagesse, et je suis gentil.
Question bête, mais l’IA, elle ramène le joueur comment ? Elle le porte ?
Le passage est le tout dernier de sa dernière conférence de presse, selon une vidéo relayée sur les réseaux sociaux. Il a gardé le meilleur pour la fin. Moi aussi, à Kitzbühel.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.


