Nick Kyrgios n’a plus joué depuis Majorque, en juin, et We Love Tennis ne le voit probablement pas revenir avant 2027. Il discute avec ses fans en questions-réponses sur son compte Instagram. L’un d’eux lui a demandé les forces et faiblesses de chaque membre du Big 3. Il a joué le jeu.
Federer : revers trop haut, pas de balles courtes, mais le jeu le plus agressif des trois. Nadal : du mal face au revers croisé renvoyé vers son coup droit, et un deuxième service « parfois vulnérable ». Djokovic : « à son apogée, il n’avait vraiment aucune faille », même s’il « n’était pas le meilleur au filet ». Et « le plus grand de tous les temps ».
Notre stagiaire s’est arrêté à la première ligne.
Question bête, mais comment on crée une balle courte ? J’ai cru qu’il fallait une balle spéciale, plus petite. On m’a dit que non, c’est la même balle, qu’on envoie moins loin. Donc la faiblesse de Federer, c’est d’avoir tapé trop loin. Pendant toute une carrière. J’ai demandé à trois collègues si c’était grave. Un m’a dit oui, un m’a dit non, le troisième m’a envoyé chercher la buvette. Ensuite, le mot « apogée ». Djokovic n’avait aucune faille à son apogée. J’ai cherché la date de l’apogée. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait où elle commence. Et Nadal perdait des points à cause d’un revers croisé qui allait vers son coup droit, ce qui exposait son revers. Il a fallu me faire un dessin. On me l’a fait sur un carnet. Je l’ai encore, s’il vous plaît, vous pouvez regarder. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le dessin, fait au bic par un collègue, compte quatre flèches et un rectangle. Maxime l’a punaisé au-dessus de son bureau.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







