Nick Kyrgios n’a plus joué depuis le tournoi de Majorque, en juin. Selon We Love Tennis, on ne devrait probablement pas le revoir avant 2027. En attendant, il répond à ses fans lors de séances de questions-réponses sur Instagram, et l’un d’eux lui a demandé les forces et faiblesses de chacun des membres du Big 3.
Il a répondu point par point. Chez Roger Federer, il voit une hauteur excessive en revers et une incapacité à créer des balles courtes, mais aussi le jeu le plus agressif des trois. Chez Rafael Nadal, « il avait du mal lorsque quelqu’un lui renvoyait un revers croisé vers son coup droit, ce qui permettait alors d’exposer son revers. Son deuxième service était également parfois vulnérable. » Et il ajoute : « un compétiteur hors du commun ».
Pour Novak Djokovic, la liste est plus courte : « à son apogée, il n’avait vraiment aucune faille ». Le deuxième service « n’était pas exceptionnel », avant qu’il n’en améliore la précision, et il n’était « pas le meilleur au filet ». Verdict : « le plus grand de tous les temps ».
À la rédaction, un chroniqueur a lu la liste avec un bic à la main, pour cocher.
Alors, c’est très simple. Le revers croisé sur le coup droit de Nadal, je l’ai dit dès janvier. Pas cette année-ci, un janvier. Et le revers trop haut de Federer, moi, à Kitzbühel en 92, je l’ai vu de près, contre un garçon qui jouait exactement comme lui, en plus petit. Kyrgios a raison sur tout, mais il arrive trente ans après. Attention, je ne dis pas que Djokovic a une faille. Je précise qu’au filet, dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, je le passais. On ne m’a jamais demandé ma liste sur Instagram, hein. Ni ailleurs. Mon capitaine d’interclubs non plus, ça va ?
Jean-Pol a proposé d’envoyer sa propre liste à Nick Kyrgios. Il la rédige depuis 1992 et elle compte, selon lui, « quatre pages, recto verso ».
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




