Un journaliste a interrogé Carlos Alcaraz sur les conditions du week-end à la Laver Cup, jugées particulièrement lentes pour de l’indoor. L’Espagnol ne s’en plaint pas, « surtout avec mon service, qui n’est pas des plus puissants », a-t-il dit. Il a parlé avec Yannick et l’équipe de l’évolution du jeu, des surfaces autrefois plus rapides qui deviennent désormais plus lentes, et il a une piste : « ce n’est pas tant les surfaces, mais plutôt les balles ».
Alcaraz a aussi relevé que, dans beaucoup de tournois, « l’adhérence de la balle est totalement différente ». D’où sa demande au circuit : trouver « les meilleures balles possibles pour les surfaces et les tournois spécifiques » sur lesquels les joueurs vont jouer. « Ce sont des choses très importantes à savoir », a-t-il insisté.
Mais une phrase a arrêté notre stagiaire net : « La balle est beaucoup plus grande et c’est un jeu totalement différent avec des balles neuves. »
Question bête, mais plus grande que quoi ? J’ai demandé à la rédaction s’il existe une taille officielle. On m’a dit oui. J’ai demandé qui la mesure. Silence. J’ai pris un mètre ruban et trois balles dans le placard du bureau : une neuve, une moyenne, une qui a vécu. La neuve est tout doux, toute poilue. La vieille est chauve. Alors peut-être que la balle grossit en arrivant, comme un chat mouillé qui sèche. Ensuite, l’adhérence : j’ai d’abord cru que c’était un club de supporters. On m’a expliqué que non, que c’est la balle qui accroche plus ou moins. Et dans son idée, à chaque tournoi il faudrait une balle différente, choisie exprès. Comme des chaussures. J’ai vérifié, et en fait personne au bureau ne sait qui choisit les balles. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Alcaraz ne sait pas « s’ils vont changer ou non ». Il a ajouté qu’il essaie de s’adapter au maximum dans chaque tournoi auquel il participe.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.






