Daniil Medvedev a battu Tommy Paul 6-3, 1-6, 6-3 en quarts de finale du Masters 1000 de Shanghai. Le 5 octobre, à Pékin, il avait été disqualifié en demi-finale contre Novak Djokovic pour avoir envoyé une balle dans la tête d’un spectateur. Il a perdu des points là-bas. Après Shanghai, en zone mixte, on lui a demandé s’il allait faire appel.
Il a répondu : « Pas de commentaire pour l’instant. Je ne sais pas si je peux m’exprimer à ce sujet, on verra bien. »
J’ai relu ça trois fois dans le train de 7 h 32. Question bête, mais qui décide si un joueur peut s’exprimer ? Lui-même ne le sait pas. Donc ce n’est pas lui. J’ai d’abord pensé à l’arbitre. Mais l’arbitre, il était à Pékin, et on est à Shanghai. Ensuite j’ai pensé à la zone mixte elle-même. Je ne savais pas ce que c’était, une zone mixte. On m’explique que c’est un couloir où les journalistes attendent les joueurs derrière une barrière. Mixte de quoi ? On m’a dit journalistes et joueurs. Moi j’avais compris garçons et filles.
J’ai tendu mon carnet à un collègue, s’il vous plaît, et j’ai demandé ce que veut dire « on verra bien ». Il m’a dit que ça voulait dire qu’on ne verrait rien. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
« Pas de commentaire pour l’instant », je le dis à mon capitaine chaque fois qu’il me demande pourquoi j’ai perdu.
Ce que j’ai appris quand même : Medvedev va jouer l’Espagnol Rafael Jodar, 13e mondial, pour une place en finale. Ils ne se sont jamais affrontés. Et d’après la question qu’on lui a posée, la course pour Turin est très serrée. Turin, je pensais que c’était une ville. C’est aussi une course. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




