Le double ouvre la deuxième journée. Il compte pour la course au Final 8 de Bologne, et celui qui le gagne place son équipe à un point de la victoire finale. Sur le papier, les deux Autrichiens sont mieux classés que les deux Belges.
Sander Gillé a posé le décor avant d’entrer sur le court. « Ce sont de super joueurs, bien mieux classés que nous. C’est clair que nous sommes les outsiders sur ce match. Avec Joran, on a déjà affronté Miedler à plusieurs reprises. Mais on ne l’a battu qu’une seule fois, même si c’était sur terre battue. Espérons que cela nous aide », a-t-il dit à la DH.
Il a aussi rappelé un précédent plus favorable : deux confrontations contre Oberleitner cette année, avec le Néerlandais Sem Verbeek, deux fois sur terre battue, deux victoires, Oberleitner jouant alors avec d’autres partenaires.
Alors, c’est très simple. Un double qui se déclare outsider avant d’entrer sur le court, je l’avais dit dès janvier : c’est la meilleure position du tennis. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, celui qui annonce qu’il n’y croit pas est celui qui a tout préparé. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’étais outsider contre un futur top 10. Le score, on l’a oublié, l’esprit y était, hein. Attention, je ne dis pas que la Belgique est favorite. Je précise qu’elle n’a pas encore perdu.
Question bête, mais on a le droit de se dire outsider quand on est deux contre deux ? On m’explique que ça s’appelle avancer prudemment. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
En face, Oberleitner, 27 ans, est l’un des deux nouveaux de la sélection autrichienne et disputera son tout premier match en Coupe Davis. Il compte seize titres Challenger et a gagné son premier titre ATP à Winston-Salem en août. Avec Miedler, il a prévu de jouer ensemble désormais, avec les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles comme objectif.
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