Question bête, mais un entraîneur, ça change de joueur comme on change de kot ? J’ai lu l’article de We Love Tennis dans le train de 7 h 32, entre Ottignies et Bruxelles, et j’ai eu besoin de deux arrêts pour tout comprendre.
Juan Carlos Ferrero a été numéro 1 mondial. Il a gagné Roland-Garros en 2003. Ensuite il a entraîné Carlos Alcaraz, et cette collaboration a pris fin de manière inattendue en décembre dernier, selon We Love Tennis. Aujourd’hui il sort un livre en Espagne, « Mentalidad ganadora », « Mentalité de gagnant », et il se sent à nouveau prêt à entraîner sur le circuit ATP.
Dans l’interview à Punto de Break, il a évoqué l’équipe de Jannik Sinner. Et il a précisé : « Si je rejoignais l’équipe de Jannik Sinner, ce ne serait pas pour embêter Carlos. Les gens doivent respecter ma décision ». Ce que j’en comprends : au tennis, on peut aller chez le rival de son ancien joueur, mais il faut annoncer à l’avance qu’on ne le fait pas exprès. Au foot, j’ai l’impression qu’on signe et qu’on embrasse le maillot. Ici on prévient. C’est poli. J’ai noté dans mon carnet.
Il y a un deuxième nom. Sur la Cadena SER, il a parlé de Rafael Jodar, 13e mondial à 20 ans, que We Love Tennis présente comme le nouveau phénomène. Il a dit : « Je ne ferme pas la porte. Il a énormément de potentiel, il est très motivé, il est jeune, il veut conquérir le monde et si une offre se présente, je l’étudierais. »
Donc les coachs attendent les offres, comme pour un stage. Ça, je connais. J’ai demandé à la rédaction qui fait l’offre en premier, le joueur ou l’entraîneur. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Au club, c’est toujours le joueur qui demande. Et c’est toujours le coach qui n’a pas de créneau le mardi.
Il veut conquérir le monde, Jodar, à 20 ans. Moi, à 22, je veux comprendre le let. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.





