Alors, c’est très simple. Zverev bat Bublik 7-6, 4-6, 7-6 en huitièmes de finale à Shanghai, et ils servent plus de 40 aces à eux deux. Deux tie-breaks. Un match où le retour de service a été prié de rester au vestiaire.
Je l’avais dit dès janvier : le tennis moderne, c’est deux types qui se lancent des parpaings et qui attendent le jeu décisif. Bon, en janvier je parlais du padel. Mais l’esprit y était.
Moi, à Kitzbühel, en 92, contre mon futur top 10, j’ai fait un ace. Un seul. On en parle encore au Léopold, enfin moi j’en parle. Le reste du temps, on jouait. On construisait. On montait au filet avec un revers à une main, le seul vrai revers, hein. Quarante aces, c’est quarante points où personne n’a touché la balle deux fois. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, le spectateur est allé chercher une boisson et il a raté le match entier.
We Love Tennis écrit que le match a été décousu et que Bublik n’a cessé de se plaindre. Au filet, il a dit à Zverev : « Je ne veux plus continuer. Je ne vais pas jouer. À quoi bon si je ne gagne pas ? » Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise : un garçon qui perd deux tie-breaks avec un service pareil, je le comprends. À Kitzbühel, le mien je le gagne. Enfin, le contexte était différent.
J’ai envoyé mon analyse à Sporza et à la RTBF. Pour vérifier qu’ils ne me citent pas.
Question bête, mais si personne ne touche la balle, qui ramasse ?
Zverev a dit « Bonne chance » à Bublik au filet. Moi j’aurais dit : apprends le revers à une main. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



